La Cheyletiellose

La Cheylétiellose est une affection parasitaire liée à la présence d’acariens microscopiques, les cheylétielles, présents à la surface de la peau d’un animal (chien, chat, lapin peuvent être contaminés). Ces parasites se nourrissent, à leur stade adulte, de kératine, de débris cutanés et d’autres parasites.

Le virus COVID-19 et nos animaux de compagnie

Un grand nombre d’informations nous sont proposées chaque jour concernant le virus Covid-19 et les conduites à tenir pour limiter sa propagation parmi la population. Peut-être avez-vous d’autres interrogations, notamment en ce qui concerne vos animaux de compagnie : peuvent-ils eux aussi être contaminés ? Comment se protéger ? Comment les protéger ? Voici quelques explications relatives au virus Covid-19 et les connaissances actuelles concernant ce virus et les animaux de compagnie.

Que sait on du covid pour les chiens et chats au 01/04?

A Hong Kong, deux chiens et un chat parmi les 27 chiens et 15 chats admis en quarantaine car provenant d’une habitation avec un patient atteint de Covid-19 et, en Belgique, un chat sont les seuls animaux en contact étroit avec une personne infectée qui se sont révélés contaminés. Il s’agit donc, à l’heure actuelle d’un événement rare. De plus, l’enquête menée par Idexx montre que le SARS-CoV2 n’est pas un virus émergent chez les animaux de compagnie dans les pays investigués.

Dans l’état actuel de la question, le chien ou le chat peut donc être contaminé par un propriétaire atteint par le SARS-CoV2, à un faible niveau ne permettant pas, en conditions naturelles, la transmission à d’autres animaux ou à l’homme. Ils sont considérés comme des culs-de-sac épidémiologiques. Les chiens détectés positifs restent asymptomatiques. Chez le chat, la relation causale entre l’infection et les signes cliniques observés demande plus de données pour être établie.

À ce propos, le comité scientifique institué auprès de l’Afsca a réalisé une évaluation du risque, avec les conclusions suivantes : le Comité scientifique estime le risque d’infection de l’animal par l’homme comme faible mais recommande aux services vétérinaires de maintenir une vigilance accrue et d’encourager les enquêtes épidémiologiques chez tout nouveau cas suspect. Pour le risque d’infection de l’homme par l’animal, le Comité scientifique n’est pas en mesure, avec les données actuelles, d’estimer le risque. Il considère cependant ce risque négligeable comparativement au risque pour l’homme de l’infection par transmission interhumaine.

Le Comité scientifique conclut que les animaux domestiques vivant en proximité étroite avec leur propriétaire infecté peuvent être fortement exposés soit indirectement via l’environnement et le virus qui y est déposé par les expectorations humaines, soit directement lors de contacts étroits à proximité de la face du propriétaire infecté. L’exposition dépend de l’hygiène et du niveau de contact que peuvent avoir les propriétaires infectés avec leur animal domestique. Le Comité scientifique prend en considération que les propriétaires de chiens et de chats peuvent souvent avoir des contacts étroits avec leur animal de compagnie (par exemple, léchage des mains et du visage, assiettes partagées) 

référence : http://www.afsca.be/comitescientifique/avis/2020/_documents/Conseilurgentprovisoire04-2020_SciCom2020-07_Covid-19petitsanimauxdomestiques_27-03-20_001.pdf.

Bonnes pratiques vétérinaires

Biocides et inactivation du coronavirus

Désinfection de la peau

  • Nettoyage soigneux au savon, nécessaire s’il faut enlever des salissures organiques (salive, sécrétions respiratoires, matières fécales) ;
  • Après séchage, application d’une solution hydro-alcoolique (alcool à 70 %) durant 30 secondes. Sur de la peau non souillée, l’application de cette solution est suffisante.

Nettoyage des coussinets plantaires

  • Nettoyage au savon doux et rinçage. Ne pas utiliser de produit biocide, trop agressif pour le coussinet.

Désinfection des surfaces

  • Nettoyage soigneux au détergent (même ménager) ;
  • Après séchage, application d’un produit biocide : tout produit biocide qui a pour indication « virucide » est capable d’inactiver le coronavirus.

Aération des locaux

  • Un minimum de 15 min. d’aération des locaux permet de réduire la concentration de l’air en aérosol infectieux.

Au cabinet vétérinaire

Ces informations simples vous permettent de gérer la biosécurité dans votre cabinet vétérinaire pour le nettoyage et la désinfection des surfaces (tables, hospitalisation, etc.), des poignées de meubles et de portes, du clavier de l’ordinateur et de votre téléphone, principalement.

Les produits biocides utilisés au cabinet qui ont une mention « virucide » sont efficaces envers le coronavirus. Ils ne sont pas pour autant efficaces envers les parvovirus et calicivirus (vérifier attentivement les indications).

Chez le propriétaire contaminé par le SARS-CoV2

  • Maintien des animaux de compagnie de patients humains positifs dans l’habitation ; pas de centre de quarantaine prévu en Belgique ;
  • Pour le patient contaminé, le respect des règles d’hygiène (nettoyage et désinfection des mains, port du masque) est valable pour éviter autant la transmission interhumaine que la transmission aux animaux de compagnie.
  • Aération des locaux et nettoyage du sol avec un détergent ménager.
  • Respect de la santé et du bien-être de l’animal
    • Désignation d’une personne proche non contaminée pour nourrir et soigner l’animal ;
    • Réserver des vêtements de surface pour le soin de ces animaux et de se changer dans l’appartement à l’entrée et avant de sortir, en évitant le contact entre les vêtements d’intérieur et d’extérieur ;
    • Garder collier et laisse à l’entrée, sans contact avec le patient positif ;
    • Maintien de la promenade du chien en le gardant à distance des autres animaux et en ramassant ses matières fécales ;
    • Nettoyer les coussinets plantaires avant et après la promenade ;
  • Les mêmes mesures sont à appliquer si le propriétaire est hospitalisé.

Pour l’ensemble des propriétaires en bonne santé

À titre de précaution supplémentaire, même si la transmission de l’animal à l’homme ou à un autre animal n’est pas démontrée :

  • Éviter les contacts étroits avec son animal domestique surtout au niveau de la face ;
  • Se laver les mains au savon après contact avec l’animal domestique et surtout après un entretien de litière ou de l’écuelle ;
  • Maintenir une distance avec les autres chiens au cours de la promenade ;
  • Tenir le chien éloigné des matières fécales ;
  • Ramasser les matières fécales du chien ;
  • Nettoyage des coussinets plantaires au savon doux après la promenade.

Prof. Etienne THIRY, Faculté de médecine vétérinaire, Liège Université

 

Mon vétérinaire a prescrit une collerette à mon animal

Votre chien ou votre chat a subi une intervention chirurgicale ou présente des troubles cutanés et le vétérinaire lui a posé une collerette ? Vous vous demandez bien comment il pourra supporter, pendant toute la durée recommandée, cet accessoire qui le rend si maladroit et vous songez déjà à la lui retirer ? Attention, le port de ce carcan fait, tout autant que les médicaments ou les soins qui ont pu lui être prescrits, partie intégrante de son traitement !